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Le CSINI a rendu un dernier hommage à son fondateur, Georges Morin. Mais ce qu’il laisse derrière lui ne s’éteint pas.
Car en 1966, en créant le Cercle Sportif de l’Institution Nationale des Invalides, il n’a pas seulement fondé une structure.
Il a posé les bases d’une vision durable.
Blessé en 1961, amputé des deux jambes et d’un bras, il a fait le choix de transformer l’épreuve en engagement.
Un engagement tournĂ© vers les autres, vers leur reconstruction, vers leur capacitĂ© Ă se relever. Â
Au fil des années, cette vision est devenue une réalité : des parcours accompagnés, des trajectoires reconstruites, des vies marquées.
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Le CSINI est né de cette exigence.
Et aujourd’hui encore, il en est le prolongement.
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Car le CSINI n’est pas seulement un lieu.
C’est une manière d’être.
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Une exigence de chaque instant.
Une attention portée à l’autre.
Une conviction que rien n’est jamais perdu.
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Humilité.
Partage.
Dépassement de soi.
Altruisme.
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Ces valeurs, Georges Morin ne les a pas théorisées.
Il les a incarnées.
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Et ce sont elles qui rendent notre mission profondément noble.
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Car cet héritage ne se contemple pas.
Il nous oblige.
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Il nous oblige Ă ĂŞtre endurants et efficaces,
comme Georges l’était dans sa pratique sportive.
À faire preuve d’efficience et d’initiative,
pour avancer dans le mĂŞme sens, dans la mĂŞme direction,
avec une motivation sans faille.
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Il nous oblige aussi Ă ĂŞtre, Ă notre tour,
un modèle pour les plus fragiles.
Car c’est bien cela, au fond, qu’il nous a transmis.
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Quelles que soient les actions que nous mènerons,
elles nous feront grandir.
Elles nous rendront, collectivement, plus humains.
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Continuer.
Faire vivre.
Transmettre.
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C’est sans doute la plus belle manière de lui rendre hommage.
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